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  <title>Les meilleurs Vins Européens</title>
  <link>http://selections.vinseuropeens.com/</link>
  <description>De l'Italie à L'Espagne, de la France à la Grèce, de l'Allemagne à la Suisse, toutes les informations sur les principaux vins et vignobles d'Europe, du plus grand au plus modeste. Accords avec les mets, cépages, caractéristiques, sols...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 15:34:25 +0200</pubDate>
  <copyright>Editions Société des Millésimes SA</copyright>
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  <item>
    <title>Les vins des Iles Ioniennes</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2008/05/18/Les-vins-des-Iles-Ioniennes</link>
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    <pubDate>Sun, 18 May 2008 19:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://tbn0.google.com/images?q=tbn:meQ-Y8rwpffJgM:http://www.design-ferien.ch/medias/griechenland/carte-grece.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etirées en chapelet le long de la côte occidentale de la Grèce, dans la mer
du même nom, les îles Ioniennes comportent sept îles principales (Corfou, Paxi,
Leucade, Céphalonie, Ithaque, Zante et, à la pointe du Péloponnèse, Cythère).
Ici, le climat est d’une douceur exceptionnelle (allez à Corfou en Mai et en
Septembre), et la vigne est surtout présente à Corfou (Kerkyra), Zante,
(Zakynthos), Leucade (Lefras) et Céphalonie (Kefalonia). Le vin le plus renommé
est le Verdea, qui fait la fierté du vignoble de Zante,très intense au nez
comme en bouche, avec son goût de rancio caractéristique, qu’il ne faut pas
confondre avec un goût oxydé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intense, très coloré, envisagez de faire une sieste après avoir dégusté le
Santa-Mavra (mavra veut dire noire), un rouge très puissant provenant du
vignoble de Leucade, planté du cépage Vertzami, cultivé en terrasses dont les
murettes grimpent jusqu’à une altitude de 800 m. Un bon exemple de la structure
et de la typicité des rouges secs grecs, très fruités et corsés, légèrement
épicés, à savourer sur une cuisine riche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’île de Céphalonie, c’est le royaume des Muscat de céphalonie et
Mavrodaphne de Céphalonie, deux vins de liqueur à appellation d’origine, issus
des mêmes cépages (Muscat blanc et Mavrodaphne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre spécialité des îles est le Robola de Céphalonie, un vin issu du
Robola (ou Rombola), un blanc fin, fruité, de bonne bouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/vins-de-grece&quot;&gt;Voir aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La France a du talent</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2008/03/22/La-France-a-du-talent</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Mar 2008 18:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; Cette année,
avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion de voir l’art des
vignerons, la force des terroirs et de revenir vers des vins plus classiques,
mieux équilibrés, plus élégants. Il faut comprendre que la force de nos vins,
c’est justement d’apporter une finesse qu’un bon nombre de concurrents ne
peuvent s’offrir. Qu’est-ce qui différencie en effet un vin français d’un
autre ? On a les mêmes cépages, les mêmes techniques de viticulture et
d’œnologie... Il y a trois paramètres qui font la différence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi
grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent
des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à
Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en
Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns
calcaires...), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles
rouges...), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”,
schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse...), à Bordeaux (sols
graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises...), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de
variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en
Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves
à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur
altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a
plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré
les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des
décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en
Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des
vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde peut
faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins racés,
reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce
“velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette
“minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans
nos grands liquoreux. C’est cela notre force : la différence, la variété,
l’originalité... La typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol,
d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent “modernes”,
“révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes... et nous abreuvent
de produits standardisés, au goût régulier chaque année, confondant le principe
de se servir des techniques modernes pour “coller” à la nature et celui de les
utiliser à outrance (surmaturation, surconcentration...). Nous, on aime les
vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois plus, élevés par des
vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à la nature. Ces vignerons ont
du talent et sont dans ce numéro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de votre fidélité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot;&gt;le site de Millésimes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/&quot;&gt;les Classements 2008 des
meilleurs vins de France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.vinovox.com/&quot;&gt;VinoVox et s'abonner
gratuitement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Champagne : la nouvelle donne pour ne pas se tromper</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/11/08/Champagne-%3A-la-nouvelle-donne-pour-ne-pas-se-tromper</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Nov 2007 11:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;J’aime le Champagne. Mon &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/champagne.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Classement 2008&lt;/a&gt; est un vrai coup de cœur, entièrement
actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte
de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des
hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs
(voir la &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE&amp;amp;rech4=Y&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sélection de MILLESIMES&lt;/a&gt;), les plus connus comme les autres, ceux qui
respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la
régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très
grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la
catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des
Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme
un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats
appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse
qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à
tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant
une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à
Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la
proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les
facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce
qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée
et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la
main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des
vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception
confirmant la règle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui
changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de
concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou
d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus
en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour
vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères,
difficilement cautionnables, donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains
“faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir
(certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur
véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne
font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la
qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes
qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les
soutenir ? Voici ce qu’il faut retenir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Premiers Grands Vins Classés&lt;/strong&gt; Il y a 22 maisons qui
atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant
d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart
sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui
changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente.
Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer,
leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si
facile pour Taittinger, Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis
longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants
vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale
prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs
plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques
réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par
certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques
qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous
mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs
“simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Alfred Gratien...),
quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un
savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De
Sousa, Veuve A. Devaux et Pierre Peters).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois autres sont à leurs côtés cette année : Geoffroy, Philipponnat,
De Venoge. Ruinart est mis “entre parenthèses”, faute d’échantillons, et je le
regrette, mais je me vois mal placer au sommet des cuvées que je n’aurais pu
suivre. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout
est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la
lettre la hiérarchie interne de ce Classement 2008, les Premiers des “Premiers”
étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en
sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses,
exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs
et des prix tout aussi majestueux (130 e environ pour la cuvée Réserve et 500 e
pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur (le
rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme
Petrus. De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport
qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 e). Ils sont tous les deux au sommet, et
l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi
méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (50 e), et
l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70
e. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique
que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des
marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir
qui compte, la régularité et... l’accessibilité.  Car les prix, cela compte,
avec leurs différences : sur Internet, on trouve (vu en juin), la très
belle cuvée D de Devaux à 27,90 e qui est beaucoup plus accessible en effet que
l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 69 e. Ce sont pourtant deux
grandes cuvées qui méritent d’être au sommet, procurant chacune un plaisir
réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour
“classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 5, 10 fois plus cher
? Vous seul pouvez être juge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Deuxièmes Grands Vins Classés&lt;/strong&gt; C’est vraiment une mine
d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent
cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une
hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie,
les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux
autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque
fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un
*), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie,
élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une
typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables
(Paul Bara, J-M. Gobillard, Robert Moncuit, Gonet-Sulcova, Charles Mignon,
Bonville, Coulon, Delaunois, De Lozey, Lombard, Prin, Gaston Chiquet, Sanchez
Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers)
Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est
primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les
cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité
exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Collard-Picard,
Pierre Arnould, Hamm, Bonnaire, Mandois, Ralle, Drappier, Gimonnet,
Lancelot-Pienne, Pierre Mignon, Leclerc-Briant, Jacques Busin, Legras et Haas,
Bourgeois, Laurent-Gabriel, Fleury, Collard-Chardelle, Michel Lenique, Daniel
Caillez, Maurice Vesselle, Bardoux, Pierre Gobillard, Waris-Hubert,
Prévoteau-Perrier, Charbaut, Jean-Marc Charpentier...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques coopératives travaillent remarquablement (Vincent d’Astrée,
Beaumont des Crayères, Clérambault, Charles Collin, Albert de Milly...) et
peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste
raison, des marques beaucoup plus connues qui ne sont qu’une façade sur
l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées
sophistiquées navrantes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance
de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30
ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Troisièmes Grands Vins Classés&lt;/strong&gt; La plupart devraient
monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs
cuvées n’ont pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Le rapport
qualité-prix est très abordable, avec des bouteilles qui se font parfois un
malin plaisir de détrôner des marques plus connues dans les dégustations.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>20 sur 20 ?</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/10/18/20-sur-20</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 10:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Je me fais
plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets&lt;/a&gt; : la Boxe
(regardez attentivement le jeu de jambes &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/video-mohamed-ali-vs-sonny-liston.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;d'Ali,&lt;/a&gt; et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais),
Dido (et des vidéos superbes de &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/2020-du-beau-monde.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Clapton&lt;/a&gt;, des Stones, de Dylan, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1620-lou-reed-nostalgie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lou Reed&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/17-l-cest-le-registre-de-brian-ferry.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Brian Ferry&lt;/a&gt;, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard
&amp;quot;Madrange&amp;quot; aux &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1720-contre-nous-en-14.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Blacks&lt;/a&gt;), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et
cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une
rubrique houlala (de &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/220-catherine-breillat-chez-ruquier.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Catherine Breillat&lt;/a&gt; à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van
Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou
pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un
Planétarium époustouflant), les &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/220-cela-devient-dingue.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;voitures à Paris&lt;/a&gt;, les vins Californiens, le scandale d'EADS
(info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence
d'Arabie, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1520-rothko-en-vrai-et-en-or.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Rothko&lt;/a&gt; (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1520-kremegne-cest-mieux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Krémègne&lt;/a&gt;...), &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/720-pas-mal-de-masos.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ségolène Royal&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/220-bhl-au-raz-des-caniveaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;BHL&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/820-clearstream-sac-dembrouilles.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Clearstream&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/420-les-restaurateurs-comme-les-autres.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;TVA des restaurateurs&lt;/a&gt;, les &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/1420-la-cote-des-ministres.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ministres&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1120-cest-larlsienne.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'iPhone&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/420-vuitton-bon-exemple.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vuitton&lt;/a&gt;, les &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1920-les-echecs-cest-la-vie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Echecs&lt;/a&gt;, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé,
Santini, Juppé, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/520-sarrange-pas-bayrou.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bayrou&lt;/a&gt; ou Jospin), &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1720-parfait-ibiza.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ibiza&lt;/a&gt;, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter
des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes
de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/1720-google-confirme-sa-suprmatie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1820-un-romancier-un-vrai.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dominique Ferrandez&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/don-quichotte-le-1er-grand-roman.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cervantes&lt;/a&gt;, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de
Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/120-vous-auriez-du-arrondir-900.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bollinger&lt;/a&gt;, les vins de cépages, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/220-on-doit-pas-boire-les-mmes-vins.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Parker&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/les-citadelles-du-vin-hilarant.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Citadelles du Vin&lt;/a&gt;...), mes infos préférées (&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1720-cest-ma-radio-dinfo-prfre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Europe 1&lt;/a&gt;, Guillaume Durand), les livres (Alamut, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1420-922-pour-le-relire-cela-vaut-la.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vargas Llosa&lt;/a&gt;, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise
américaine, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/la-lagune-des-prix.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce qui nous fait sourire&lt;/a&gt; (dont des articles sur le vin parus dans Le
Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les
&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/220-aprs-les-copeaux-la-sciure.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;copeaux de bois&lt;/a&gt;, le &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1920-pour-le-plaisir.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Champagne&lt;/a&gt;, l'astronomie, les grèves, voir et revoir &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1920-kayser-zoze.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Keyser Soze&lt;/a&gt;... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos
top de Nicolas Canteloup, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1420-cest-quand-mme-drle.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gad Elmaled&lt;/a&gt;, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi
se divertir mais surtout s'informer sur &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;20 sur 20 ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Gagnez des bouteilles</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/10/17/Gagnez-des-bouteilles</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:85a48687d8ba0c281fb70e499fb8a8b9</guid>
    <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 19:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Voir notre &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/jeu.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Concours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sélection hebdomadaire des meilleurs vins de France</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/10/13/Selection-hebdomadaire-des-meilleurs-vins-de-France</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:209e7e8ff06519c4bcd752479a8c187c</guid>
    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 20:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Chaque semaine, suivez la sélection des meilleurs vins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guideduvin.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Voir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &lt;a href=&quot;http://www.guideduvin.eu/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Et les autres...</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/09/23/Desole-pour-les-concurrents</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:719226d086456706819b37d21ae53d4c</guid>
    <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 17:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il
faut remettre les choses et certains à leur place. &lt;ins&gt;On est donc vraiment
désolé pour les &amp;quot;concurrents&amp;quot;&lt;/ins&gt;, qui n'arrêtent pas de gloser et ne se
gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être
jaloux que des réussites ou des &amp;quot;institutions&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y
en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide
Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AUCUN AUTRE GUIDE REEL &amp;quot;PAPIER&amp;quot;&lt;/strong&gt; est avant nous ! En
plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement
consultables sur le Net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape
instinctivement &amp;quot;guide des vins&amp;quot; ou &amp;quot;guide du vin&amp;quot;. Pas de Hachette ni de
Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela
devrait calmer certains :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/. &lt;strong&gt;Google&lt;/strong&gt; (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché,
voir : http://barometre.secrets2moteurs.com&lt;a href=&quot;http://barometre.secrets2moteurs.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;) - Quand on tape
&amp;quot;guide des vins&amp;quot;, sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position
sur 2,7 millions de liens - Avec &amp;quot;guide du vin&amp;quot;, on est en 8e position sur plus
de 4,2 millions de résultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&lt;strong&gt;/. Yahoo&lt;/strong&gt; - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on est en 2e, 3e et 7e
positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape &amp;quot;guide du vin&amp;quot;,
nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de
sites : 2e, 4e, 8e et 10e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/. &lt;strong&gt;Live Search/msn&lt;/strong&gt; (Microsoft) - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on
est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape &amp;quot;guide du
vin&amp;quot;, on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/.&lt;strong&gt;Vo ila&lt;/strong&gt; (Orange) - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on est en 1ère,
4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape &amp;quot;guide
du vin&amp;quot;, on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/. &lt;strong&gt;Altavista&lt;/strong&gt; - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on est en 1ère, 4e
et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape &amp;quot;guide du
vin&amp;quot;, on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de
résultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des
moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les vins &quot;copeautés&quot;</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/09/22/Les-vins-copeautes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:423e2ff3a3532d40896a387dfe4a5d13</guid>
    <pubDate>Sat, 22 Sep 2007 19:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'article date de 2004, mais c'est l'actualité. Que penser de Christian
Delpeuch, le président du Civb, d'approuver cette mesure, c'est-à-dire de tirer
vers le bas et d'avoir toutes les chances de duper le consommateur, qui n'en
demande pas tant. C'est un comble d'abonder en ce sens, comme le fait également
M. Château, directeur de l'association des Côtes de Bordeaux. Je vous laisse
les lire. Pour info, certains vins rajoutent de la sciure de bois dans leurs
cuvées pour donner aussi le goût boisé. La sciure, c'est pas un copeau de bois
coupé en tout petit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir : &lt;a href=&quot;http://www.viti-net.fr/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?idRub=11&amp;amp;id=684&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.viti-net.fr/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?idRub=11&amp;amp;id=684&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que l'on y est (vu dans : &lt;a href=&quot;http://www.oenodev.com/Oenodev/presse_bois.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.oenodev.com/Oenodev/presse_bois.htm&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Les copeaux et les staves se sont banalisés aux Etats-Unis. Selon le
magazine Wine Business Monthly, 77 % des petits producteurs, 85% des moyens et
100% des géants du secteur en utilisent. Plus surprenant, ils percent chez les
producteurs haut de gamme. La revue réalise tous les ans une enquête sur les
pratiques des caves. En 2002, aucune n'envisageait d'utiliser des copeaux pour
ses vins vendus plus de 25$/col au détail. En 2006, 9% y étaient favorables.
&amp;quot;Des viticulteurs pensent qu'ils peuvent utiliser des copeaux et des planches
(staves) dans des vins de qualité. Plutôt que de coût, il s'agit d'une question
de créativité&amp;quot;. (...) Clark Smith, vinificateur pour GrapeCraft Wines et
consultant au sein de la société Vinovation, fût initié aux copeaux en 1997 par
le français Patrick Ducournau. &amp;quot;Je n'ai plus acheté de barrique depuis 1999,
même pour mon cabernet à 100$/col&amp;quot; (...). L'un de ses cabernet-sauvignon a
récemment fini deuxième d'une dégustation comparative de vins haut de gamme,
les uns passés en fût, les autres &amp;quot;copeautés&amp;quot;.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les Vins du Siècle</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/09/22/Les-Vins-du-Siecle</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6e20d040fa771c66a550db1ad8751509</guid>
    <pubDate>Sat, 22 Sep 2007 18:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.guidedesvins.com/images/175_vins_du_siecle.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; Notre site Les vins du Siècle : &lt;a href=&quot;http://www.vinsdusiecle.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.vinsdusiecle.com/&lt;/a&gt;,
qui existe aussi en américain : Top French Wines (&lt;a href=&quot;http://www.topfrenchwine.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.topfrenchwine.com/&lt;/a&gt;) va se développer cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appellation par appellation, une sélection des meilleurs propriétaires de
France pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir,
l'expression de leur terroir et leur passion de vignerons. Une présentation
attractive de leur propriété, de la qualité des millésimes, de leurs prix... et
surtout la possibilité d'entrer directement en contact avec eux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Haut-Calens, un grand Graves à petit prix</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/09/13/Haut-Calens-un-grand-Graves-a-petit-prix</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:114eaec371e898542fba2398b24aba08</guid>
    <pubDate>Thu, 13 Sep 2007 12:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/425.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/425-2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir le Classement : [http://www.guidedesvins.com/graves.php
|http://www.guidedesvins.com/graves.php|fr]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premières recherches du Château Haut-Calens remontent au XVIIe siècle.
En 1979, le propriétaire de l’époque recevait une médaille d’or. Depuis, bien
des choses se sont passées. Albert Yung reprend ce domaine et replante 35
hectares de vignes avec principalement des cépages rouges sélectionnés Merlot
et Cabernet-Sauvignon. Avec ses deux enfants, Thierry et Richard, ils créent
une nouvelle exploitation et plantent 10 hectares de vignes rouges sur un
coteau de graves séculaires à Beautiran, le Château Canteloube. La vinification
est élaborée en cuve inox sous contrôle des températures durant 3 à 4 semaines
avec deux remontages tous les jours, ce qui permet de produire un vin aux
tanins murs, concentré, gras, d’excellente garde et bénéficiant d’un rapport
qualité prix. La cuvée prestige issue de parcelles sélectives, élevée en fûts
de chêne pendant 12 mois, vient renforcer la notoriété du Château
Haut-Calens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À la tête des Deuxièmes Grands Vin Classés. Leur Graves Château Haut-Calens
rouge cuvée Prestige 2004 est l’un des meilleurs dégustés dans ce millésime; au
bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de cassis mûr,
un vin de bouche ample et fondue, de très bonne garde. Le 2003 est de couleur
grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes
(cerise noire, cuir, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs. Le Graves
Tradition rouge 2003, séduisant, associe concentration aromatique et souplesse
en bouche, aux notes de griotte mûre, coloré, charnu, de bouche soyeuse. Le
2002 est très parfumé, classique, au nez subtil où dominent le cuir et la
griotte, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé en finale comme il
se doit. Le 2001, associant finesse et concentration, aux tanins puissants et
soyeux à la fois, au nez intense, a une belle finale en bouche. Goûtez leur
Bordeaux Supérieur Château Croix-de-Calens, à la tête de son appellation.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Gagnez des bouteilles</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/08/28/Gagnez-des-bouteilles</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8879d41f9e18cfd0e93270be06cce244</guid>
    <pubDate>Tue, 28 Aug 2007 20:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Notre concours gratuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amourduvin.com/f_jeu.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.amourduvin.com/f_jeu.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le Guide 2008 vient de paraître</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/08/21/Le-Guide-2008-vient-de-paraitre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:43f091a420de2ce6f69ad2f816484aef</guid>
    <pubDate>Tue, 21 Aug 2007 20:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://bp2.blogger.com/_zQxlWEne-DE/Rsspk1Y2dXI/AAAAAAAAABk/FFNM0AG6Ocw/s400/Couv.+GUIDE+2008.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que vous devez absolument retenir cette année&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alsace&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins
atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont
tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame
entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la
vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en
plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le
2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004,
2001, 2000, 97 ou 89).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beaujolais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs
vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de
son appellation. Pour s’en apercevoir, il suffit d’objectivité, d’un minimum de
connaissance du terrain, de modestie et de partager l’amour du vin comme le
font les producteurs du Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le
2005 est très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le
2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux
coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus
grande complexité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bordeaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se
faire avoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en
respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte
raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail
des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la
vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont
souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce
qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité.
De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à
Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En
parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement
cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire 2001,
très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les
99, 97, 96 ou 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol
sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés.
Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une
surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe
la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être
même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très
“spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires
de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites
compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. On
partage avec les propriétaires retenus dans le Guide le plaisir du vin, la
modestie face à la force de la Nature, et cette convivialité propre à la
région. Beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000.
Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins,
notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent
des prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais,
débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette
“entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Des crus
réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan,
mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux,
dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant
d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins
blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés. Mes
dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2005 à 2001,
confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes
s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une
concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité. Les
blancs 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés et
typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part belle à des
vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en
avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les hommes et les femmes qui le
méritent, assumant la grande tradition bordelaise depuis des années. Misez sur
les millésimes 2005 à 2000, avec l’opportunité du 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas d’hier. Mes
dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que
procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des
terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux
cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun
intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96,
excellents actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un
milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea,
ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des
raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil
chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent
leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et
les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience
des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est
bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute beauté. Le 2003 est réussi,
certainement moins typé, et le 2004 particulièrement savoureux et classique.
Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des
millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bourgogne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui
doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison
des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt
donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela
explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette
typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc.
Élever un grand vin, en effet, c’est être aussi capable de le partager avec
passion et humilité, et cela ne s’apprend pas. Voici donc ces vignerons
talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de
fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent
largement justifiés, d’autant que les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000
et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui
côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs,
et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes
2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait
dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Attention, les prix remontent, et
certains en profitent trop, ce quyi explique ma sévérité cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Champagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est vraiment au sommet dans la région. Mon Classement est encore remanié
cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient
toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des
hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand
Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs
jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les
terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux”
millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution
des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très
justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on
comprend le sucès de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Languedoc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés
par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur
spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout
naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle
appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains,
l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à
se dégonfler comme des baudruches. Les millésimes 2004 et 2003 sont réussis,
les 2002 et 2000 savoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Provence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix
de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme
que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui
laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache,
Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes,
argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins
formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem
pour la Corse. L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et
l’on peut estimer une très bonne série 2004, 2003, 2002 (un ton en-dessous) et
2001. Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête
de ce type de vin (2005 superbe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sud-Ouest&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S’il s’agit de faire attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas
typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à
élever des vins racés comme nous les aimons. Les vins ont une réelle typicité,
un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur
influence et une véritable présence historique. Les millésimes 2004, 2003 et
2001 sont des réussites. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels,
en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou
90).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Val de Loire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la Touraine au Pays Nivernais, du Pays Nantais à l’Anjou-Saumur, la
typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout
concourt au plaisir du vin. Les hommes élèvent des vins à leur image. Pour les
blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à
Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels,
notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et
fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu
(Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi
garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très
réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont
savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 très
typé, très prometteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vallée du Rhône&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au
plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour la plupart,
bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité. Viennent alors se
rejoindre la convivialité, le terroir, et la main de l’homme, qui font toujours
la différence. Le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002 a été très
difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut aussi
prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles
actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85, voir la Vintage Code
©, page 37.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© Voir le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 (Editions Albin
Michel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/08/21/www.patrick.dussert-gerber.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.patrick.dussert-gerber.com&lt;/a&gt; Et : &lt;a href=&quot;http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/08/21/www.guidedesvins.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.guidedesvins.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les sols font la différence</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/07/04/Les-sols-font-la-difference</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:44309362df49bbe0989b4e1396c56564</guid>
    <pubDate>Wed, 04 Jul 2007 20:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.guidedesvins.com/images/e_bourgogne_blancs.jpg&quot; alt=&quot;http://www.guidedesvins.com/images/e_bourgogne_blancs.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu’on le veuille ou non, la France fait les meilleurs vins du monde !
C’est vrai pour les très grands crus (qui peut lutter avec une telle élégance
?) comme pour tous les autres (où trouve-t-on autant de plaisir et de
diversité, dans les trois couleurs, dans une gamme de prix de 5 à 20 euros ?).
Rien n’est venu tout seul : c’est, aux côtés de sols et sous-sols uniques,
grâce à cette volonté historique des hommes et des femmes de nos vignobles. Et
si la concurrence existe, elle est soit très chère, soit “sans âme ni vertu” ou
aseptisée. Patrick Dussert-Gerber, depuis 27 ans, au travers de Millésimes et
de son Guide, avec plus d’un million de lecteurs, défend passionnément ceux qui
le méritent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brigitte Dussert : Certains négociants ou syndicats veulent simplifier
les appellations françaises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : S’en tenir à simplifier les étiquettes n’est
pas la bonne solution. C’est trop facile de dire que le fait d’avoir trop
d’appellations perturbe la compréhension du consommateur. Cela fait des siècles
que l’on fait du vin en France, et des dizaines d’années que nous sommes les
références mondiales, en quoi nos étiquettes et le nombre de nos appellations
ont-elles gêné cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n’est pas parce que nos concurrents n’ont pas d’arguments sur la typicité
que l’on doit faire pareil en “lissant” nos appellations. La complexité devient
au contraire la manière de valoriser les consommateurs. Un amateur de vin, ce
n’est pas un idiot : il a parfaitement le droit à la culture du vin. Plus
on fait des vins simples, plus on prend le consommateur pour un imbécile,
incapable de comprendre la spécificité de tel ou tel cru. Je ne partage pas cet
avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BD : Faut-il par exemple privilégier le nom des cépages sur
l’étiquette ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PDG : Mettre Chardonnay ou Merlot sur une étiquette n’a jamais été un
gage de qualité en soi. Il y a des vins de Chardonnay qui sentent l’aubépine
grâce à des levures, d’autres qui sentent la vanille par une surconcentration
en barriques... et d’autres, heureusement, qui dégagent des nuances aromatiques
similaires naturellement, grâce à leur sol ou à quelques années de
vieillissement, selon les phases d’évolution. En France, on a des terroirs qui
s’expriment d’eux-mêmes. Un Chardonnay australien ou languedocien, même s’il
est bon, ne jouera jamais dans la catégorie d’un Meursault Perrières ou d’un
Puligny La Garenne. Je doute également du bien-fondé des regroupements entre
appellations qui risquent surtout de les dépersonnaliser encore plus. Se
retrancher pour faire cela derrière la facilité de compréhension d’un
consommateur-lambda pour “lisser” les appellations ou mettre en avant un nom de
cépage sur l’étiquette me semble être une fuite en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BD : Il faut donc encore plus développer l’effet terroir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PDG : Oui, plus que jamais, il faut continuer de communiquer sur les
terroirs et d’ailleurs c’est ce que font les vignerons dignes de ce nom et qui
nous font confiance. C’est grâce à la richesse et la complexité de nos
sous-sols qui existent depuis des siècles que les vins français forcent
l’admiration et font envie au monde entier. Il faut porter la bonne parole.
J’aime bien la démarche de la campagne de communication des vins de Bourgogne
qui explique -je schématise- à un dégustateur anglo-saxon pourquoi le terroir
apporte des nuances d’arômes particuliers et spécifiques à un Bourgogne. Elle
reflète ce que je fais depuis toujours. Pour faire comprendre notre différence
à un consommateur français ou étranger, il faut expliquer que, sur quelques
dizaines de mètres, on produit un vin différent d’un autre, à Chinon, à
Pouilly-Fumé, en Beaujolais, en Alsace, à Gigondas, à Margaux ou à
Vosne-Romanée... C’est notre grande force. Les champenois l’ont aussi bien
compris puisqu’ils communiquent souvent sur des origines, des crus, des
villages, des clos, alors qu’auparavant on ne parlait que d’assemblages et de
vin de fête. Les alsaciens en font autant et beaucoup d’autres aussi, à
Bordeaux comme en Languedoc. Tous ont compris qu’il faut se servir de notre
hiérarchie exceptionnelle des appellations et des terroirs. Dans tous les
vignobles français, on a la chance d’avoir de vrais terroirs historiques et il
est donc tout à fait inconcevable qu’on “aseptise” les vins sans se servir de
la puissance du territoire. La majorité des vignerons partagent mon opinion.
C’est pour cela que nous nous soutenons mutuellement.En France, nous produisons
des vins fabuleux, et il faut imposer cela ! Si un marchand de vin vous
répond que c‘est trop compliqué, c’est parce qu’il ne veut pas fournir un
effort supplémentaire pour expliquer le vin et l’histoire du lieu où il est
produit, c’est plus simple et rapide en effet de se servir uniquement de la
notoriété qui existe déjà. Mais le vin, cela mérite le respect. Il faut prendre
le temps d’expliquer le travail du vigneron, de faire partager son plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BD : Quelle est notre force ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PDG : C’est notre diversité. S’il est naturel que l’on fasse
aujourd’hui des vins plus souples et moins astringents, il n’est pas nécessaire
pour autant de les défigurer ? Il faut avoir confiance en son savoir-faire
historique, la complexité géologique des sols, le talent de la majorité des
vignerons français qui ont su profiter des progrès technologiques tout en
respectant leur vin, sans le dénaturer. Pour expliquer le vin, le comprendre,
justifier son prix et faire rêver les consommateurs, il faut tout simplement
parler de la richesse et de la diversité de nos sols, de la délimitation
stricte de nos terroirs, de leur rareté, de la multitude de nos cépages, des
exigences qualitatives, des investissements dans les chais, leur montrer nos
clos, les galets, le schiste, l’argile, les coccinelles au milieu des vignes,
un viticulteur en train de travailler, parler d’arômes, de plaisir, des choses
simples, élémentaires... Je crois aux “niches”, à la multiplication, à la
complexité, pas à l’homogénéisation ni à la mondialisation du goût. Je pense
que nos vins méritent bien au contraire de susciter justement l’intérêt, des
questions, des comparaisons. Vouloir tout simplifier, c’est faire le jeu des
vins qui n’ont pas de typicité, pas d’histoires, pas d’us et coutumes. On
tuerait nous-même la poule aux œufs d’or. Et puis, faut-il rappeler aussi que,
les exceptions confirmant naturellement cette règle, les vins français sont
aussi à leur juste prix, car les vins étrangers qui ne sont pas chers sont
souvent des vins sans personnalité qui correspondent à une gamme pratiquement
inexistante dans les appellations françaises. Même si, bien sûr, il y a
d’excellents vins partouts, il y a aussi, dans une gamme de prix de 4 ou 7
euros, il y a pléthore en France de bons vins, dans la Loire, à Bordeaux comme
dans la Vallée du Rhône... qui sont à un bien meilleur niveau qualitatif,
homogène, dans une gamme de prix équivalente, et, vous l’aurez compris, qui
apportent cette plus-value essentielle des terroirs : l’originalité.Les
vignerons que nous soutenons ont confiance en eux, en leur spécificité, en leur
talent. Ils le disent, ils communiquent là-dessus, et on les aide pour clamer
haut et fort de tels atouts. C’est nous qui jouons dans la catégorie des
grands, ce sont nos vins que l’on veut copier, pas l’inverse. Chaque chose à sa
place, et chacun à la sienne...”&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Top Champagne 2007</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/05/28/Top-Champagne-2007</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:110753998c45ac55db7f582c0c1c7ac4</guid>
    <pubDate>Mon, 28 May 2007 09:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://millesimes.fr/photos/61.jpg&quot; alt=&quot;http://millesimes.fr/photos/61.jpg&quot; /&gt; Il y a 21 maisons qui atteignent le
haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel
rapport qualité-prix-régularité. Celles que nous mettons au sommet sont des
marques qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très
difficile. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le
tout est de rester maintenant à cette place. Il est donc impératif de suivre à
la lettre la hiérarchie interne de notre Classement, les Premiers des
“Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi
de suite, en sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique
bien des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Deuxièmes Grands Vins Classés une mine d’or pour les amateurs exigeants,
passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un
exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met
également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des
“Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et
ainsi de suite. Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre
les sommets, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres,
garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative, un bon nombre
exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, et prouvant que,
ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de
l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des Troisièmes Grands Vins Classés devraient monter dans la
catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont
pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Ce sont des valeurs possédant
un rapport qualité-prix très séduisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos coups de cœur, les bonnes adresses : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Classements : &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/champagne.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.guidedesvins.com/champagne.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appellations : &lt;a href=&quot;http://www.vinsdusiecle.com/regions.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.vinsdusiecle.com/regions.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les meilleurs vignerons de France</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/04/18/Les-meilleurs-vignerons-de-France</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:100ce3caca74b0687caa5c72c90d74e5</guid>
    <pubDate>Wed, 18 Apr 2007 18:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;h2&gt;Millesimes 2007 est sorti !!!&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Après un tour de 6 mois dans la plupart de nos vignobles, des centaines de
dégustations, des rencontres, des interviews... voici ce que l’on doit retenir
cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accès direct aux meilleurs producteurs, région par région : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accès direct aux Classements 2007 : &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.guidedesvins.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi le blog personnel de PDG : &lt;a href=&quot;http://blog.guidedesvins.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://patrick.dussert-gerber.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ALSACE : les vins ont-ils évolué ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de
difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années,
on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux
paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne
des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes
comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le
cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas
être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour
l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace
(quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de
pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je
connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que
j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas
(Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi,
Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin...) et d’autres, découverts il y a
une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire
Cave de Hunawihr... Et puis, comment résister à ces gouffres d’arômes que sont
les Sélections de Grains Nobles et les Vendanges Tardives (issues
particulièrement des Gewurztraminer Pinot Gris).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BEAUJOLAIS : les vins sont-ils reconnus comme ils le méritent
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, alors qu’un bon nombre critiquent cette région, c’est aussi
celle qui fait beaucoup d’envieux avec cette extraordinaire réussite du
Primeur, du vin nouveau, que, ni la Touraine, ni Gaillac ou les Côtes-du-Rhône
n’ont pu contrarier. En Beaujolais, on parlait de crise mais ceux avec lesquels
nous travaillons dans Millésimes ou qui nous envoient des échantillons pour le
Guide s’en sortent bien, leurs prix sont très abordables, n’augmentent pas et
cela prouve qu’ils conservent leur clientèle. C’est ce qui compte par dessus
tout. Il me semble qu’enfin, en France, on a compris aussi que les Beaujolais
pouvaient être des vins très charmeurs, très agréables mais aussi très typés et
divers, des vins qui méritent d’être pris au sérieux, et pas uniquement des
Primeurs à boire frais et jeunes. Là encore, il y a des incontournables :
Franck et Georges Dubœuf, jalousés mais exemplaires, et un bon nombre de
fidèles dont les vins, dans des appellations de Crus comme Juliénas,
Moulin-à-Vent, Morgon ou Brouilly créeraient bien des surprises dans des
dégustations “à l’aveugle”. On peut citer facilement Chavagnat, Mortet,
Siffert, Miolane, Brisson, Chignard, Champagnon, Boisfranc, Lacarelle,
Baronnat, Combe aux Loups, Clos du Fief, Pérelles, Py de Bulliat...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VAL DE LOIRE : la pérennité, sans péripéties.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vignoble de la Loire est très disparate car il est très étendu. Je
connais bien, j’ai débuté ici.Pour les vins blancs, on retrouve les incidences
de ces étés très caniculaires qui assouplissent les vins. Cela se ressent
beaucoup moins à Sancerre, à Pouilly ou en Anjou, car le Sauvignon notamment
sait conserver cettre fraîcheur qui fait sa spécificité. Un plaisir de
dégustation que l’on ne retrouve jamais dans les vins étrangers souvent trop
ronds et pas du tout rafraîchissants. Il y a bien sûr des différences
qualitatives entre les différents vignobles. A Pouilly ou à Sancerre, ce sont
des vignobles très intéressants mais qui doivent faire attention à ne pas
galvauder leur notoriété, en produisant trop. Certains vins sont parfois
surcôtés et il ne faudrait pas que la clientèle se demande, à un certain
moment, si elle ne paye pas trop cher des vins qui ne le méritent pas. Je
recherche toujours des bons rapports qualité-prix et vous trouverez les
meilleures adresses dans les lignes qui suivent. Pour vous mettre en bouche,
dans le Pays Nivernais, par exemple, on ne se trompe pas en poussant la porte
de Thierry Redde, d’Henry Natter, des Pabiot, d’Alphonse Mellot, de Nicolas
Brock, de Balland, Chevreau ou Pascal Gitton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours en blancs secs, quelques producteurs de Muscadet sortent toujours
du lot, se refusant à trop arrondir leurs vins, respectant ainsi leur
particularité (Dabin, Chéreau, Morilleau...), et un bon nombre d’autres élèvent
de grands vins de Chenin ou de Sauvignon, aux environs de Tours, de Saumur et
d’Angers (Brézé, Louet-Arcourt, Éternes, Chaise...). Ne pas oublier les
Crémants et Saumur ou Vouvray, dont la locomotive incontournable est Patrice
Monmousseau (Bouvet), suivi de quelques autres (Beauregard, Valmer...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le reste des appellations, par exemple, en Saumur-Champigny, Chinon...
les vins restent à des prix très accessibles, ce sont des vins servis dans les
restaurants grâce à leurs prix très attirants, leur qualité est certaine, les
vignerons ont toujours fait des efforts, et ne sont pas rentrés dans
l’engrenage de la surmaturation ou d’une surconcentration en barriques, restant
fidèles à la typicité de leurs sols où se plaît parfaitement le Cabernet franc,
et je les soutiens. Il suffit de citer Filliatreau, Pisani-Ferry, Buisse,
Couly, Raffault, Jamet, Chaintres, Guilloterie... pour avoir des vins
remarquables. Idem en Touraine (Marionnet, Mandard...), ou en Anjou-Saumur
(Aupy, Paleine...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre grande force de la Loire (côté ouest), ce sont des moelleux et
liquoreux de haute volée, qui, comme ceux d’Alsace, dament le pion aux
“historiques” liquoreux bordelais qui ont eu tendance à s’endormir sur leurs
lauriers. Vouvray, Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux, Coteaux-du-Layon, autant de
viviers pour exciter ses papilles avec des vins chaleureux, d’une très grande
expression aromatique, de lente évolution, à des prix partticulièrement sages
chez Chéné, au Clos de l’Epinay, à La Varière, L’Été, Aubert, Fardeau,
Godineau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BOURGOGNE : inattaquable pour ses vins blancs, mais on entend
(et on lit) beaucoup moins d’amabilités sur les rouges. Qu’en-est-il
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bourgogne est un cas à part car c’est un “petit” vignoble en France.
Certes, la Bourgogne du sud dans le Mâconnais est une région assez grande mais
quand on parle de la Bourgogne on fait plutôt référence à la Côte de Nuits et à
la Côte de Beaune. Si l’on s’en tient donc à ces deux entités, je trouve que
depuis 7 ou 8 ans les vins sont exceptionnels, que ce soit en blanc comme en
rouge. On déguste des vins qui conservent cette puissance de rondeur, de
souplesse et de suavité mais aussi cet équilibre avec l’acidité qui en fait des
vins de longue garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement les Bourguignons n’ont pas changé leur façon de faire le vin.
Ils ont, bien sûr, évolué et se servent des techniques modernes, et c’est bien
normal, mais les grands vins de Bourgogne sont quand même les mêmes que ceux
que l’on goûtait il y a quelques années. Ils ont eu raison de ne pas se laisser
tenter par les “sirènes” ou “confrères” qui leur demandaient de faire des vins
avec plus de couleur, toujours plus concentrés... et on se rend compte que les
clients acquiescent cette politique car les vins sont pré-vendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En blanc, c’est sûr, il n’y a aucune concurrence. Si besoin est, débouchez
les flacons d’Ampeau, Antonin Guyon, Clos des Perrières, Prieur-Brunet,
Carillon, Doudet-Naudin, Jaffelin, Darviot, Marey, Blondeau-Danne,
Dubreuil-Fontaine, la majorité (vous lisez bien) à des prix particulièrement
justifiés ou abordables. Idem à Chablis, avec des Grands et Premiers Crus très
racés que l’on savoure chez Tremblay, Robin, Moreau, Geoffroy ou Laroche,
toujours incontournables. Plus au sud, il y a la famille Vincent, à Fuissé ou
Protheau à Mercurey, qui valent le détour. Beaucoup d’autres suivent, et sont
retenus régulièrement dans mon Guide et Millésimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rouge, certains pensent, en effet (et proclament, mais il faut pardonner
l’ignorance), que les vins de Bourgogne ne font pas partie des plus grands vins
du monde, ne parlant que de Bordeaux. Je suis intimement convaincu du
contraire, quand on goûte des vins assez vieux (1976, 1989, 1996, 1997...) mais
aussi les derniers millésimes, les vins sont très équilibrés, toujours assez
légers en couleur mais c’est normal avec le Pinot noir. On ne plante pas du
Grenache ou de la Syrah ici, et la couleur n’a rien à voir avec la qualité du
vin, et encore moins avec son potentiel d’évolution. Franchement, n’y-a-t-il
pas de quoi être heureux, dans toute la gamme, à tous les prix, avec les vins
de Lamarche, Thomas-Moillard, Trapet, Rebourseau, d’Angerville, Clos des
Lambrays, Esmonin, Monts-Luisants, Leclerc, Audoin, Prunier, Patriarche,
Gerbet, Joliot... On se rend compte également que ceux qui commencent à boiser
trop leur vin ne font que le dessécher, mais les cas sont minimes et
proviennent surtout de quelques négociants beaunois, attirés par de bonnes
notes de critiques, pour pouvoir exporter, comme les mouches par le miel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VALLÉE DU RHÔNE : les vins sont bons et charnus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un grand vignoble, très étendu, et les vins sont très disparates. En
crus comme à Châteauneuf-du-Pape par exemple, tout va bien, les vins sont
cohérents quant au rapport qualité-prix qui est en accord avec la typicité et
le potentiel d’évolution. Montredon, Quiot, Fortia, Mathieu... font des vins
chaleureux, et, somme toute, très abordables quand on parvient à un tel niveau
de qualité. Même si j’ai goûté ici de très bons vins depuis le premier Guide,
les efforts se sont poursuivis également dans les appellations alentour, comme
Gigondas, par exemple, où l’on se fait plaisir avec des vins à 10, 15 €, à
Rasteau et à Visan, on trouve des vins formidables à des prix moindres. Vous
remarquerez que ces appellations ont souvent pour fer de lance leur caves, ce
qui en fait un bel exemple de solidarité qualitative et d’une motivation de
toute la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nord, avec Condrieu, Cornas, Saint-Joseph ou Côte-Rôtie, est également un
vivier de beaux vins, bien que certains se soient orientés vers quelques cuvées
trop puissantes ou trop marquées par le bois neuf, course à l’export oblige,
encore hélas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__PROVENCE : vers une remontée forte du rosé ? __ Ici, les
vignerons ont la chance d’avoir un climat exceptionnel grâce au mistral. Ce qui
a le plus évolué, c’est que l’on assiste à une belle remontée de la qualité du
rosé. De gros efforts qualitatifs ont été fournis, et les rosés de Provence des
propriétaires que nous connaissons (je ne parle pas de la “grande cavalerie”,
toujours existante) sont redevenus des vins tout à fait intéressants avec une
typicité en fonction de leurs cépages, de leurs appellations, et il y a une
belle reprise de confiance des amateurs. Et là, en plus, il n’y a aucune
concurrence au niveau mondial, car il n’y a rien de similaire ailleurs.
L’appellation des Coteaux d’Aix en Provence va dans ce sens et l’on ne peut que
l’encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est donc un bon créneau, s’il tire vers le haut, mais qui ne doit surtout
pas masquer pour autant les vins exceptionnels que l’on trouve (plus rarement)
en rouge et en blanc. Passez à Bormes-les-Mimosas (Malherbe), à Taradeau
(Rasque), à Bandol évidemment (Bronzo, Bunan, Olivette, Lafran-Veyrolles,
Suffrene...), revenez en Côtes-de-Provence (Brégançon, Élie Sumeire, Jas
d’Esclans, Sauveuse...) et vous aurez de quoi faire avec des vins complexes et
charnus en rouges, suaves et vifs en blancs, qui demandent tous une cuisine
raffinée et riche. Tous les vins de mes Classements sont à un beau niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LANGUEDOC : est-ce toujours l’avenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Languedoc, on se cherche, et depuis bien longtemps. Faut-il faire du vin
de table, du vin de qualité, planter, arracher, créer des micro vins, faire des
vins de cépages, vendre de la marque Merlot ou Chardonnay (qui n’a pas grand
chose à faire dans le coin) selon la cible potentielle, faire des produits pour
les jeunes, pour les femmes, pour le 3e âge... La politique, les pouvoirs
publics se mêlent et s’emmêlent depuis quarante ans, sans trouver de
solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il y a également une crise sociale injustifiée à résoudre (comme à
Bordeaux, on le verra plus loin) et il n’est pas excusable que le travail de
centaines de producteurs ne soit pas rémunéré décemment. Ce n’est pas normal,
et encore moins de dire que c’est de la faute des vins du “nouveau monde”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne soutiens pas non plus les regroupements massifs tentés ici ou là, à
Bordeaux comme à Narbonne, qui vont sûrement profiter aux “gros” distributeurs,
même si, et j’en suis conscient, on a également besoin des meilleurs d’entre
eux pour écouler la production. Mais on peut vendre sans perdre son identité
d’appellations ou de territoires. La nouvelle mention “Sud de France”, par
exemple, si elle apporte peut-être un éclaircissement sur l’ensemble de la
région, va à l’encontre de ce que je crois : développer les niches plutôt
que d’amalgamer les appellations, en perdant ainsi le peu de lisibillité que
l’on a, en gommant encore plus l’identité...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Languedoc, ce Sud de la France, ce n’est quand même pas une marque de
négociant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un autre plan, je ne suis pas certain que l’on ait découvert l’eldorado,
même si l’arrivée massive d’investisseurs et de bordelais a permis d’acheter
des terres à bon prix et d’avoir quelques coupures de presse. De nombreuses
cuvées spéciales sont trop “spéciales” justement, et cela engendre une
dénaturation des vins, on goûte beaucoup de vins assez écoeurants, surboisés
avec des micro-cuvées trop chères. Ce problème s’étend aux vins de cépages. Ne
fait pas Daumas-Gassac qui veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a donc pas de mystères dans la région, et les territoires sont
connus. Les meilleurs producteurs élèvent des vins racés et typés, qui ont su
conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région,
chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste
ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Vous les
trouverez en Corbières (Grand-Caumont, Vaugelas, Simone Martinolle, Étang des
Colombes...), en Minervois (Fabas, Blomac, Villerambert-Moureau, Barroubio...),
en Coteaux du Languedoc (Cave de Roquebrun, Mire-l’Étang, Saint-Martin des
Champs...) et en (rares) vins de pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SUD-OUEST : calme plat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aime bien ces vins.Ils sont bons, abordables (pas tous, il y a des cuvées
à prix vraiment déments, je les oublie dans mes écrits). Par contre, on sent
une sorte d’inertie parmi les viticulteurs ou la profession, on ne sait pas si
c’est passager mais on n’entend pas beaucoup parler de Fronton, de Cahors, de
Bergerac, de Gaillac, de Jurançon ou de Madiran, qui manquent de visibilité. On
voit de temps en temps de grandes affiches dans les rues des vins de Bergerac,
un dossier de presse sur Gaillac, un autre sur le Cahors “primeur”...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là encore, on s’est “regroupé”, soi-disant pour avoir les moyens de sa
promotion. ?On attend de voir, et chaque syndicat fait ce qu’il veut. Ce qui
compte, c’est de frapper à la bonne porte, ceux que nous soutenons depuis
longtemps sont toujours à la tête de leur appellation, ont confiance dans leur
gamme, et nos Classements sont assez parlants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CHAMPAGNE : tout va très bien !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons
certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la
qualité et leur image. Il existe une vraie entente cohérente entre grande
maisons et viticulteurs, même s’il y a des jalousies, ils savent se respecter,
négocient, régulent le marché...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans
concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre.
Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et
en terme d’image avec le Champagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas
auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un
paramètre important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de
bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay
planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que
la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il
ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de
table. Nous, cela fait des années, que nous le savions, nous avons suivi et
soutenu l’évolution des vignerons champenois bien avant que leurs ventes ne se
soient autant développées. Je me souviens que, beaucoup de professionnels,
s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier,
parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement
inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a changé ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles
(Roederer, Pol Roger, Taittinger, Gosset, Thiénot...), d’autres, tout aussi
respectables, intégrées dans des groupes (Philipponnat, Piper et Charles
Heidsieck, Krug, Ruinart, Laurent-Perrier...), des coopératives de premier plan
(Devaux, Vincent d’Astrée, Collin, De Castelnau...) et il y a une véritable
explosion qualitative de la propriété (De Sousa, Peters, Ellner, De Telmont,
Mignon, Bara, Geoffroy... et beaucoup d’autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BORDEAUX : la crise, les classements et la
frime...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À Bordeaux, il faut faire des distinctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif
exceptionnel mais très chers. Il est difficile d’en parler comme d’autres vins,
car on entre dans le monde du luxe où l’image et la rareté comptent
beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ensuite la masse des grands crus classés, dont certains, beaucoup
moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le
lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours
question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater
que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration
française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à
forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à
tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais
qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France.Il
pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance
prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Brane-Cantenac,
Rauzan-Segla, Rauzan-Gassies, Desmirail...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais
grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, de Petrus à
de nombreux autres crus d’une typicité exceptionnelle, dans une gamme large, où
l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans
artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Lamarzelle, Beauregard, La Croix,
Laroque, Guadet, Balestard...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion
ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés,
qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont
encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à
15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la
distinction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau,
Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout
essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la
puissance et l’élégance, et la durée dans le temps. Jean-Claude Berrouet
(œnologue de Petrus, entre autres) est dans la lignée.Il signe quelques-uns des
plus grands vins du monde et sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec
un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le marché intermédiaire (8 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la
force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à
Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes... On a plaisir
à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série
de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à
boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, un
peu à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont
l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine, des vins très
prometteurs. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces,
travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il
ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorité élève ces vins dans la grande tradition bordelaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan,
avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont
restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui
respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion
est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait
sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent
incompréhensibles, c’est navrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de
classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque
du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus
modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques propriétaires et
négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils devraient promouvoir
venant de leur région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de compte, on se moque de savoir si un cru est classé ou non, que les
Côtes soient réunies ou pas, ce qui importe, c’est ce qu’il y a dans la
bouteille et le rapport qualité-prix-plaisir ! Ce qui compte, c’est de
prendre du plaisir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Petrus, Trotanoy, Bélair, La Fleur-Petrus 2004...</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/03/25/Petrus-Trotanoy-Belair-La-Fleur-Petrus-2004</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:58d07dd9e225b7b95b81f91be6ab9fa4</guid>
    <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 11:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Je vous l’avais promis, la voici, la voilà comme dirait Guillaume
Durand : une rarissime dégustation des crus de la famille Moueix,
millésime 2004, organisé par les Ets Jean-Pierre Moueix, avec Edouard Moueix
(le fils de Christian Moueix) et mon ami Jean-Claude Berrouet, l’homme qui
“signe” quelques-uns des plus grands crus de Bordeaux, et donc du monde. Douze
vins, du plus mythique (Petrus, de Jean-François Moueix) aux plus exceptionnels
(Magdelaine, Trotanoy, Certan-Marzelle…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir la dégustation : &lt;a href=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://patrick.dussert-gerber.com/&lt;/a&gt;&lt;img src=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/wp-content/uploads/2007/03/moueix-degustation.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Article complet dans MILLESIMES 2007, parution mi-Avril. Voir :
http://www.millesimes.fr/&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le top des vins du Sud-Ouest</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/03/21/Le-top-des-vins-du-Sud-Ouest</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:07cea2aceda6bb007f8cc0b21ffd2a69</guid>
    <pubDate>Wed, 21 Mar 2007 22:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/229.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/413.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Classement regroupe les vins de cette grande « entité »
Sud-Ouest, qui va du Bergerac au Cahors,du Madiran au Gaillac… L’exceptionnel
rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les
catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et
souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou
autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble
(généralement absentes de ce Classement). &lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/436-2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/327.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A voir : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=SUD-OUEST&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=SUD-OUEST&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les appellations : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/guide.php?region=SUD-OUEST&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/guide.php?region=SUD-OUEST&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le top des bières</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/02/03/Le-top-des-bieres</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:77a42ec164933b431613959656b23371</guid>
    <pubDate>Sat, 03 Feb 2007 18:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Les origines de la bière sont presque aussi lointaines que celles du vin, et
c’est l’une des raisons qui m’ont incité à inclure ce chapitre dans un guide
consacré aux vins et spiritueux européens, bien que la bière ne fasse pas
partie ni des uns ni des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les peuples en effet ont fait de la bière, à toutes les phases de leur
civilisation. Les tribus africaines en fabriquent avec du millet, les Japonais
avec du riz, les habitants des Amériques, les Européens, les Australiens et les
autres font leur bière avec de l’orge. On en boit dans le monde entier, surtout
en Belgique où la consommation annuelle s’élève à quelque 135 litres par tête
et par an, ce qui, sur ce plan, constitue un record que nous laissons à nos
amis frontaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bière, c’est le nom général de toutes les espèces de bières blondes ou
brunes, légères ou fortes, vendues à la pression, en bouteille ou en boîte de
métal, faites avec du malt, du sucre, du houblon, de l’eau et du levain qui
fait fermenter ces ingrédients. Bien évidemment, la qualité du breuvage dépend
largement de ces matières premières et de leur aptitude à donner la bière
souhaitée.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le malt commence sa vie sous le nom d’orge. Des variétés spéciales de cette
céréale sont cultivées soigneusement jusqu’à maturité. Ensuite on imbibe l’orge
d’eau et on la laisse germer dans des conditions déterminées et surveillées
afin que l’amidon se transforme en sucre soluble. Cela fait, on la sèche et on
la fait griller; légèrement, pour obtenir une bière blonde, et plus intensément
pour une bière brune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sucres utilisés pour le brassage sont des sucres de canne, traités de
diverses manières pour donner des goûts différents et une bière plus ou moins
douce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cultive des variétés spéciales de houblon pour la brasserie qui n’utilise
que la fleur : un cône de pétales d’or contenant résine et huiles. C’est
le houblon qui donne à la bière sa pointe d’amertume. L’eau de brasserie est en
général traitée avec des sels minéraux convenant au type particulier de bière à
fabriquer. Au temps où l’on n’analysait pas encore l’eau, les grands centres de
brasserie apparurent, comme en Écosse (voir chapitre Whisky), là où une source
ou un ruisseau convenaient particulièrement bien à certains types de bière. La
bière de Pilsen, en Tchécoslovaquie, notamment, est brassée à l’eau naturelle
et on la reconnaît comme l’une des meilleures du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir la suite : &lt;a href=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/voir-les-meilleures-bieres/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://patrick.dussert-gerber.com/voir-les-meilleures-bieres/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les Vins d'Europe</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/01/28/Les-Vins-dEurope</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:47927ce3c05420471f5bee5ffbf7d508</guid>
    <pubDate>Sun, 28 Jan 2007 18:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Mes voyages dans les vignobles européens m’ont permis de goûter tous les
vins (et les alcools) que l'on y fait, les crus les plus connus pour mieux les
savourer, mais aussi les vins totalement méconnus, mal connus, parfois
difficiles d'approche, austères, faciles, trop corsés, les vins rouges
demi-doux, les rosés qui pétillent, les blancs amers, ceux qui sont splendides,
les autres qui sont bizarres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu rejeter tous les a priori, savoir pourquoi un vin espagnol était
ainsi fait, excuser les rendements considérables de l'Allemagne ou de
l'Autriche, me forcer à apprécier le Retsina grec (j'y suis parvenu), goûter un
Fendant à Montreux, comprendre pourquoi l'Italie ne nous montrait jamais le
potentiel qualitatif dont elle regorge, apprécier un Porto comme il le faut,
etc, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle expérience de terrain, unique, libre, indépendante, sans la
moindre complicité ou pression publicitaire (rien n'a été demandé aux
producteurs sélectionnés, et ce n'est pas si courant, croyez-moi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le résultat, c'est que chaque pays fait un vin à son image, en fonction de
ses habitudes alimentaires, de son histoire, de ses sols, de son climat et de
ses cépages, et c'est bien normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la décennie 80 a été celle où un bon nombre de choses ont évolué,
au risque de créer quelques ambiguïtés. En réalité, quelques professionnels,
français et étrangers, des journalistes comme des acheteurs, des œnologues
comme des producteurs, ont tenté de nous faire croire qu’ils élaboraient des
vins “intellectuels” (si j’ose dire), laissant entendre que ceux auxquels nous
étions habitués n’étaient plus d’actualité : on nous a chanté que les vins
blancs australiens (dégustations “comparatives” obligent) étaient meilleurs que
les grands crus de Corton-Charlemagne, de Soave ou du Rheingau, que des “soupes
de chêne” pouvaient rivaliser avec les plus grands vins de Margaux, de Romanée,
de Barolo, de Tignanello, de Rioja, que planter du Chardonnay en Italie ou en
Ardèche, du Merlot ou du Pinot en Autriche, en Espagne ou dans le Languedoc
allait permettre de faire des vins qui tiendraient tête aux plus grands des
plus grands... bref, que seuls les nouvelles techniques ou l’élevage en
barriques neuves étaient synonymes de qualité, et que “le terroir après tout,
mon bon monsieur”...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-là croient encore que les amateurs n'en sont pas, ou sont des
idiots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de quoi rire. Les sensations que l'on éprouve quand on débouche un
Brunello di Montalcino, un Beerenauslese du Rheingau, un Pauillac, un Rioja,
vous croyez franchement que ce sont les mêmes que celles que procurent (est-ce
bien le terme ? ) un rouge de Cabernet-Sauvignon d'Espagne ou un blanc de
sauvignon autrichien (ou français) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passe sur les “soupes de chêne” auxquelles nous avons parfois droit, à
ces vins qui se dessèchent au bout de deux ans faute de mieux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vin, en tout cas celui qui nous intéresse, c'est autre chose. C'est
toujours un moment de plaisir, de partage et d'art de vivre. Il faut rester
passionné, subjectif, un rien rêveur dans ce domaine, laissant comme
Apollinaire la place à l’imaginaire, en restant humain tout simplement, sans
disséquer tout, sans chercher à tout prix à se distinguer du voisin, en parlant
“produit, parts de marché, mode, régime, thermorégulation...”. Qu'il provienne
de Toscane, de Navarre, de Rhodes, de Moselle ou de la vallée du Rhône, un beau
vin, un vrai vin, ce n’est pas une boisson, et cela mérite mieux. Quand on voit
les débats qu’engendrent les campagnes anti-alcooliques, cela me navre que l’on
ne distingue pas le “Sang de la Terre et du Ciel” cher à Baudelaire, du
vulgaire picrate que l’on avale sans soif. Et cela me choque que ceux qui
vivent en faisant des vins-boissons soient les premiers à vouloir défendre leur
bibine... Il ne faut pas confondre. Il existe les vrais vins et les autres, les
premiers sentant leur terroir, les traditions, les us et coutumes de leur pays,
apportant la notion même de civilisation. On s'en rend d'autant plus compte
dans des pays historiques de la vigne et du vin comme la Grèce ou l'Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, à Genève ou à Cadiz, à Chablis ou à Stuttgart, à Samos ou à
Montepulciano, il n’y a pas de vin sans homme. Le divin breuvage a besoin
d’être élevé, éduqué, chéri, par celui qui le fait comme par celui qui le
goûte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soyez comme moi en ce domaine : insensible aux modes, à des dossiers de
presse bien ficelés, ou à des campagnes de publicité envahissantes qui ne
vantent que des vins sans vice ni vertu, en oubliant les hommes ou la force du
terroir (et pour cause).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut donc aimer et respecter que les vrais vins, ceux qui ont une âme
et des parents (entendez des vignerons), qu’ils soient aristocrates ou paysans,
qu’ils “couvent” un simple vin de pays ou l’un des plus grands crus de la
planète. Il faut savoir rester fidèle à cela, et le faire partager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous verrez que l'on fait des bons et des mauvais vins partout, ceux au
travers desquels une tradition s'exprime, et ceux (hélas) qui ne nous apportent
rien d'autre que de pouvoir les boire. Il s'agit donc de savoir choisir comme
il le faut et de pouvoir avoir accès uniquement aux meilleurs, dans n'importe
lequel de ces pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edito (extrait et remanié) du Guide des Vins d'Europe de Patrick
Dussert-Gerber (Albin Michel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/vins-dailleurs/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://patrick.dussert-gerber.com/vins-dailleurs/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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    <title>France 2007, Classements</title>
    <link>http://selections.vinseuropeens.com/post/2007/01/27/France-2007-Classements</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7d1f0f63b2f28ecf7447b2d5698a9213</guid>
    <pubDate>Sat, 27 Jan 2007 09:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.guidedesvins.com/images/1000gv2.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Bordelais à la Champagne, de la Provence à la Loire... tous mes
classements actualisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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